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Témoignage

Soudeur : Gildas assemble à l'arc électrique

Le soudeur est l'homme des finitions. Son travail doit être esthétique et parfait. Car une mauvaise soudure peut avoir des conséquences dramatiques. Les études durent trois ans après la troisième.

Gildas : « La soudure doit être régulière et avoir un bel aspect esthétique. »

L'arc électrique déclenche une violente et aveuglante lumière bleutée. Insoutenable sans protection. Au travers de sa cagoule à cellule, au verre filtrant, Gildas Rault ne craint rien. « Si on l'enlève, on risque de prendre un coup d'arc. C'est comme si on avait du sable plein les yeux. Et ça peut durer très longtemps, si on ne se soigne pas tout de suite. » Gildas est chaudronnier-soudeur à Pactisoud (10 salariés), une entreprise d'Yffiniac, près de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), spécialisée dans l'acier inoxydable. « On réalise des travaux sur mesure, notamment pour les entreprises agroalimentaires. »

Après une quatrième puis une troisième technologique à Rostrenen, Gildas s'inscrit en BEP structures métalliques, option chaudronnerie. « Durant mes études, je me suis aperçu que beaucoup d'entreprises de la région travaillaient l'inox. » Après son BEP, il n'hésite pas à partir au lycée de Guingamp pour passer, en un an, la mention complémentaire inox. Mais un chaudronnier doit savoir souder. Pour muscler son CV, il entame une quatrième année d'études au centre de formation d'apprentis de l'industrie à Plérin, pour décrocher la mention complémentaire soudage. Gildas se sent alors bien armé pour trouver un emploi.

Comme chaudronnier, Gildas part d'une tôle en inox, la déforme (avec une énorme presse-plieuse à commande numérique), la découpe à la cisaille-guillotine, la perce pour la transformer en toboggans, en panier porte-couteaux, en goulotte d'évacuation. Mais avant, reste à assembler les différences pièces ainsi fabriquées. C'est le travail de finition du soudeur. « Je pars de plans techniques pour réaliser l'assemblage. L'arc électrique, à la pointe de tungstène, met les pièces en température et en fusion. »

Dans sa main gauche, Gildas tient une fine baguette. « C'est un fil d'inox, d'acier ou d'aluminium. Je dépose ce métal à la jonction des deux pièces à assembler. La fusion crée la soudure. Tout le problème est de réaliser une soudure droite et esthétique. C'est tout un coup de patte. » « Le problème, c'est que l'arc électrique dilate le métal et va déformer les pièces assemblées. » Résultat : une fois soudées, les pièces risquent d'être gondolées. Le soudeur doit toujours anticiper cette déformation. En calant bien ses pièces et en travaillant le plus rapidement possible. « Plus on va vite, moins le métal se déforme. Tout se complique quand il faut se mettre à plat ventre pour réaliser une soudure... »

Apprendre le métier

Mention soudage

Un seul diplôme à obtenir pour devenir soudeur : la mention complémentaire soudage. Elle se prépare en un an après un CAP constructeur d'ensembles chaudronnés ou métallerie ou après le BEP réalisation d'ensembles chaudronnés et structures métalliques ou encore après un CAP ou un BEP de mécanique générale ou de précision.  

Ingénieur soudeur

Diplômes à bac + 5.  

Soudeur sur tôles, sur tubes et tous alliages courants

Initiation et perfectionnement à partir de 17 ans à l'AFPA (formation professionnellle des adultes). Renseignements dans les services orientation bilan de l'association.  

Soudeur

Les Greta (formation continue de l'Éducation nationale) proposent également cette formation.  



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