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Témoignage

Sage-femme : Géraldine aide à donner la vie

On manque partout de sages-femmes. C'est un métier médical à grande responsabilité. Mais il offre de grands moments de bonheur.

Après la naissance, la sage-femme s'occupe des premiers jours de vie des bébés.

Depuis six ans qu'elle est sage-femme, Géraldine Géomay, 30 ans, n'a pas comptabilisé les enfants qu'elle a « mis au monde ». « Son » premier accouchement n'a pas été le plus marquant. « L'émotion dépend de la réaction des parents. Voir pleurer les papas, les entendre parler à leur bébé, c'est toujours émouvant. C'est merveilleux de contribuer à ce bonheur-là, à la création d'une famille », s'enthousiasme Géraldine.

« Je souhaitais exercer une profession médicale tournée vers les enfants. En faculté de médecine, je n'ai pas pu franchir le cap de la première année. » L'étudiante finistérienne tente alors le concours de sage-femme à Nantes. Avec succès. Retour au pays pour son premier emploi, à l'hôpital public de Landerneau (Finistère). Elle y restera trois ans, avant de rejoindre Benoît, son époux, et d'intégrer le CHU de Nantes.

Comme 56 % de ses collègues, Géraldine a choisi d'exercer en milieu hospitalier au sein d'une équipe pluridisciplinaire. « La sage-femme travaille en étroite collaboration avec le médecin et la puéricultrice avec qui elle gère l'allaitement. »

Plus d'un tiers des mères allaitent leurs bébés. « L'allaitement, c'est magique. » Géraldine, qui vient de mettre au monde une petite Agathe sait de quoi elle parle. « Lorsqu'on est maman à son tour, on a le vécu de l'accouchement. » Depuis, la jeune mère s'autorise « à donner des conseils aux jeunes mamans pour le retour à la maison » et veille encore plus « à l'intégration du papa ».

L'essentiel du travail de la sage-femme, c'est bien sûr l'accouchement, mais aussi le suivi de la femme enceinte et du bébé dans les premiers jours de la vie. « La sage-femme a un rôle central et une grande liberté de manouvre. On lui fait confiance. Je suis en relation très proche avec la mère. En salle d'accouchement, je dois faire preuve d'écoute mais aussi de fermeté. »

Cette profession engendre une grande responsabilité. « Pour pallier toute anomalie pendant le travail, je dois être en éveil. » À la moindre alerte, Géraldine fait appel au médecin. « Il faut être fort pour encadrer les parents. » À l'hôpital, « on côtoie tous les milieux. C'est enrichissant. » Mais tout n'est pas idyllique. « Il faut savoir observer pour dépister une détresse cachée. Le soutien psychologique aux mamans est important. »

Le métier est de plus en plus technique et les grossesses bien suivies. « C'est rassurant pour les parents et pour nous. On vit le bon côté de la médecine. Les angoisses, on les oublie vite. »

En savoir plus

Trente-cinq écoles préparent en quatre ans au diplôme d'État de sage-femme. Comme il faut désormais passer obligatoirement par une première année en faculté de médecine, les études durent en tout cinq ans après le bac.  

Apprendre le métier

Diplôme d'état de sage-femme

La formation en école de sages-femmes comporte des enseignements théoriques, pratiques et cliniques.  



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