
Grégory, plombier, ne manque pas de débouchés
« Le beau métier », chanté par Pierre Perret, ne souffre pas du chômage. Entre dépannage et rénovation, la profession offre de belles opportunités.

Un métier qui demande d'être soigneux, autonome et en bonne condition physique.
À 21 ans, Grégory respire la joie de vivre. « Dans mon métier, c'est important d'avoir un bon contact avec les gens. » Plombier, il y pensait depuis longtemps. « J'étais en sixième quand un voisin s'est lancé après un licenciement, et j'ai gardé cette idée en tête. » À 16 ans, il rentre au Centre de formation des apprentis des Compagnons du Devoir, à Rennes, sa ville d'origine.
Il y restera trois ans. Le temps de passer son CAP-BEP installateur sanitaire et de compléter ses diplômes par un CAP installateur thermique.
Le rythme des Compagnons - trois semaines en entreprise, deux semaines au Centre - lui convient bien. « J'ai fait tout mon apprentissage chez Molard, à Rennes, une grosse entreprise. C'était intéressant et diversifié. Le boulot, on l'apprend beaucoup avec les collègues. »
Son employeur l'aurait bien gardé, mais, à 19 ans, Grégory préfère changer « pour évoluer, et développer ses connaissances ». Pour ça, rien ne vaut l'intérim. Seul « problème » : « Tous les patrons veulent nous garder. » Quelques mois après, il se fixe chez Moren', une PME de Bréal-sous-Montfort, en Ille-et-Vilaine.
Dans cette petite entreprise d'une dizaine de salariés, il travaille le plus souvent seul sur les chantiers. « Je dois être autonome et débrouillard. » Capable de suivre un plan... et de s'adapter à l'imprévu. « Ce que j'aime, c'est la diversité », sourit le jeune homme. La panoplie est vaste : entre le neuf et l'ancien, les bâtiments publics ou les particuliers. Le plombier, c'est l'homme des tuyaux (cuivre ou PVC) qu'il doit couper, cintrer, souder, raccorder. « On pose aussi le sanitaire (lavabo, douches) et la robinetterie. Sans oublier l'évacuation des eaux usées. » Ni les urgences, quand il y a une fuite d'eau. La hantise de tout plombier.
Le chauffage, c'est encore plus technique. « Je dois savoir poser une chaudière à gaz ou à fioul. » Un domaine en pleine évolution, avec de nouvelles chaudières (condensation, bois...), la géothermie, les planchers chauffants, les pompes à chaleur... S'il est toujours à l'abri, le plombier se retrouve parfois dans des lieux étroits et humides. « Je suis moins à l'aise quand je dois travailler dans un vide sanitaire. » Au total, Grégory fait des bonnes journées. « Il ne s'agit pas de laisser un client en plan. » Ni une chaudière en panne, un soir d'hiver... Bref, le boulot ne manque pas. « Je n'ai aucun regret. Plombier ? Je le conseille ! »

Diplômes de base : le CAP installateur sanitaire et le CAP installateur thermique.
Conseil du Secrétaire général de la Fédération du Bâtiment d'Ille-et-Vilaine : « Passer en deux ans le CAP installateur sanitaire et préparer ensuite en un an le CAP installateur thermique. En trois ans, on possède les deux CAP. C'est le profil que recherchent les entreprises. » Il existe aussi le BEP des techniques des installations sanitaires et thermiques. On peut ensuite se spécialiser dans le dépannage chauffage avec la mention complémentaire maintenance en équipements thermiques.
Bac et brevet professionnel : on peut poursuivre vers le bac professionnel technicien de maintenance des systèmes énergétiques ou technicien en installation. En apprentissage, l'équivalent du bac professionnel est le brevet professionnel équipements sanitaires et le brevet professionnel monteur en installations de génie climatique.

Bac professionnel technicien de maintenance des systèmes énergétiques et climatiques
Bac professionnel technicien en installation des systèmes énergétiques
Bac STI : technologique industriel, génie énergétique
Maintenance en équipements thermiques individuels
Après le CAP et le BEP pour se perfectionner en dépannage dans le chauffage.
Bac professionnel sanitaire et thermique
Installateur sanitaire et thermique
Formation AFPA (adultes).
CAP installateur sanitaire
CAP installateur thermique
BEP des techniques des installations sanitaires et thermiques
BP équipements sanitaires
BP monteur en installations de génie climatique
BTS fluides, énergies, environnements
Après le bac technologique industriel STI génie énergétique, on peut préparer le BTS fluides, énergies, environnements, option A génie sanitaire et thermique, option B génie climatique ou option D maintenance et gestion.
BTS génie climatique
BTS génie sanitaire et thermique