Spécial avenir : les 100 métiers qui recrutent le plus
Témoignage

Couvreur, Erwan aime les bonnes ardoises

Les chantiers de couverture neufs et de restauration manquent de main-d'ouvre. Le métier de couvreur aura toujours des débouchés, dans toutes les régions.

Comme bon nombre d'ados qui n'accrochent pas avec l'école, Erwan Meneses voulait entrer dans la vie active après la classe de 3e. « J'ai fait un petit stage dans un CFA (centre de formation des apprentis) près de Caen pour voir ce qui me plairait, raconte-t-il, j'ai choisi d'être couvreur parce que j'avais envie d'être dehors et de travailler des matériaux comme l'ardoise, la tuile et le zinc. »

Erwan est un grand gaillard, courageux. Il n'a aucun mal à trouver une entreprise qui le prend en apprentissage : une semaine au CFA, trois sur les chantiers, pendant deux ans. Ni à trouver un patron qui l'embauche. « J'ai appris beaucoup dans l'entreprise Marie, spécialisée dans la restauration de monuments historiques. » Cela n'empêche pas le jeune homme de passer un brevet professionnel pour mieux connaître les techniques.

Avec son savoir-faire, ses deux diplômes, il intègre l'entreprise de Fabien Riffi à Creully (Calvados). « Ce n'est pas le travail qui manque, notre carnet de commandes est plein pour six mois », explique ce patron qui pourrait embaucher un gars de plus. En plus Erwan, 28 ans, il a recruté un ex-maçon de 25 ans, qui a préféré le travail de la tuile et de l'ardoise au montage des parpaings.

L'entreprise Riffi restaure maison et bâtiments anciens. « C'est le travail de l'ardoise que je préfère, confie Erwan, on la choisit pour ses reflets, on la taille, on l'ajuste ».

En tant que salarié, les jeunes couvreurs travaillent 39 heures par semaine. Ils ne cachent pas que c'est un métier difficile. « Il faut porter des charges, ne pas avoir le vertige et monter des échafaudages. Il ne faut surtout pas craindre le mauvais temps car l'essentiel de notre boulot est à l'extérieur. » Quand le climat est détestable, il leur arrive de devoir rester à la maison et de profiter alors d'une RTT.

Comme il est salarié, Erwan peut rejoindre la salle de musculation après le travail. Si un jour il crée son entreprise, il sait qu'il aura moins de temps libre.

En savoir plus

Le CAP couvreur est la formation de base du métier de couvreur. Pour ceux et celles qui souhaitent s'initier à la gestion d'entreprise, afin de pouvoir s'installer à leur compte ou acquérir une qualification complémentaire pour devenir chef d'équipe sur un chantier, il existe le brevet professionnel de couvreur.  

Pour devenir chef de chantier, il faut avoir une première expérience professionnelle ou préparer directement le BTS charpente-couverture. Citons aussi les formations proches, comme celles dans le domaine de l'étanchéité : le CAP étancheur du bâtiment et des travaux publics et le BTS enveloppe du bâtiment, façades étanchéité.  

Il est également possible de se spécialiser par une mention complémentaire, comme la MC zinguerie.  

Apprendre le métier

CAP couvreur

 

BP couvreur

 

Zinguerie

 

BTS Charpente-couverture

 



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