
Couvreur à son compte, Denis est à l'abri du chômage
C'est l'un des plus vieux métiers du monde. Grâce à lui, le ciel ne nous tombe pas sur la tête.Un poste clé dans le bâtiment, aux débouchés assurés.

Accroupi ou agenouillé, le couvreur travaille toujours dehors par tous les temps.
Le boulot ? Denis Herbert et Stéphane Poussin n'en manquent pas. « Nous avons des chantiers pour six mois. Et on travaille 70 heures par semaine », confient les deux associés. Couvreurs à Bréal-sous-Montfort (Ille-et-Vilaine), ils ne regrettent pas de s'être mis à leur compte, en 2003. Pour y arriver, ils ont dû se former à la gestion à la chambre de Métiers.
Mais l'activité a démarré rapidement. « Avec des ramonages, au début. Ensuite, le bouche à oreille a bien fonctionné. On fait 80 % en rénovation et 20 % en neuf. Et on se met à la charpente. » Un retour aux sources pour Denis. « Dans la Manche, d'où je suis originaire, on est charpentier-couvreur. » Et ce fils de maçon, amoureux du bois, a appris les deux métiers. Dès 15 ans, en préapprentissage, au CFA de Coutances, où il a préparé son CAP couvreur, avant d'effectuer une année supplémentaire au CFA d'Alençon pour le CAP charpente.
Après l'armée, il restera huit ans chez son patron, dans la Manche, avant d'aller travailler à Paris pour suivre sa femme. L'occasion de découvrir d'autres matériaux et de nouvelles techniques. Après l'ardoise, c'est la tuile, le zinc et les balcons en plomb. Lassé des embouteillages, il trouve un emploi à côté de Rennes, en 2001. Il sympathisera avec un collègue, Stéphane Poussin, et tous les deux décideront de s'associer. Fini d'être salariés.
Entre eux, tout est à « 50-50 ». « Les devis et la facturation, c'est le soir, à la maison. » Et les chantiers, dans la journée. « L'hiver, on fait plutôt du neuf. La rénovation n'est pas possible sous la pluie. » Le couvreur redoute les intempéries. Il ne faut pas non plus avoir le vertige. « Ça reste un métier dangereux. Si on tombe, ça ne pardonne pas. » D'où l'attention extrême portée à la sécurité. Elle commence par les échafaudages. Elle s'appuie aussi sur une grande organisation. Une qualité indispensable dans ce métier. Avant la pose proprement dite. Il faut calculer la quantité de matériaux nécessaires. « Ça demande un minimum de bases en maths. » Ensuite, le couvreur doit réaliser un tracé rigoureux.
La fonction d'une toiture, c'est l'étanchéité. Une technique complexe, surtout dans l'ancien. Elle repose sur le recouvrement des matériaux (ardoise, tuile.) Dans le détail, chaque toiture est unique, en fonction des régions, de la pente du toit, etc. Le couvreur sait aussi poser une gouttière, une fenêtre de toit. « Une bonne couverture en ardoise tient au minimum 50 ans. »

Le métier de couvreur s'apprend surtout en apprentissage. Deux diplômes de base existent : le CAP couvreur et le BEP technique du toit. Dans certaines régions le couvreur est aussi charpentier.

CAP couvreur
S'apprend surtout en apprentissage.
BEP technique du toit
S'apprend surtout en apprentissage. On peut poursuivre ses études vers le brevet professionnel couvreur.
Brevet de maîtrise
Préparé aussi en apprentissage. Il est conseillé pour créer son entreprise.
Zinguerie
Il est possible de poursuivre sa formation de couvreur par une mention complémentaire zinguerie, en un an.
Couvreur-zingueur
L'Afpa, la formation professionnelle des adultes, propose des formations de couvreur zingueur qui durent environ huit mois. Avoir au moins 17 ans. Elle peut proposer des contrats de professionnalisation pour les adultes et les jeunes de moins de 26 ans. Sélection sur tests et entretien.
BP couvreur
On peut poursuivre ses études vers le brevet professionnel couvreur uniquement préparé en apprentissage. C'est l'équivalent du bac. Après ce diplôme, qui consacre la compétence professionnelle, existe le brevet de maîtrise préparé aussi en apprentissage. Il est conseillé pour créer son entreprise. Uniquement préparé en apprentissage. C'est l'équivalent du Bac qui consacre la compétence professionnelle.