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Témoignage

Conducteur d'engins de chantier : la dextérité d'Éric

Les professionnels recherchent des conducteurs d'engins de chantier : pelles hydrauliques, tractopelles, bulldozers, niveleuses. Des machines très perfectionnées, confiées à des spécialistes.

Éric, aux manettes de sa pelle hydraulique, creuse des tranchées et des fossés.

Aux manettes de sa pelle hydraulique, Éric Michaud creuse les fossés. Méthodiquement, le godet de l'engin attaque le sol.

Sur des kilomètres, la tranchée est parfaitement rectiligne. Alignée au cordeau. « Il faut aussi calculer la pente pour le bon écoulement des eaux. La précision doit être extrême. » Éric se sert d'un rayon laser qui affiche la bonne pente. « C'est l'une des astuces pour faire évoluer la technicité de ce métier. »

Depuis onze ans, Éric est conducteur d'engins de chantier chez Jean Lefebvre, une entreprise nationale de travaux publics. Travaillant pour l'agence de Nantes-Saint-Herblain, il se déplace au fil des chantiers, sur la Vendée et la Loire-Atlantique.

En ville comme en campagne, il ouvre des tranchées, pose des bordures de trottoir, nivelle les terrains. Comme beaucoup de conducteurs d'engins, Éric vient du milieu agricole. « J'étais chauffeur de tracteur chez mes parents agriculteurs, à Saint-Philbert-de-Grandlieu, près de Nantes. À l'entreprise Jean Lefebvre, j'ai commencé comme chauffeur de camion. Puis j'ai suivi un stage de formation de conducteur d'engin de chantier à l'Afpa de Doué-la-Fontaine (formation professionnelle des adultes). » Éric commande deux manettes. La flèche de sa pelle se déplie, le godet se ferme, la cabine tourne sur elle-même. « En ville, je dois être très vigilant et toujours penser à surveiller les gens autour de la machine en mouvement. J'ai un oil en l'air pour éviter les fils électriques et l'autre en dessous pour ne pas endommager les réseaux de gaz, d'eau et de téléphone, avec une manouvre trop brusque. Un simple coup de godet peut faire écrouler un mur. » Ce métier exige du doigté. Parfois, il faut savoir se tirer tout seul d'un mauvais pas. « Le matin, le chef de chantier fixe les travaux à réaliser. Dans ce métier, on est autonome. Il faut savoir prendre des initiatives. » Éric a aussi de bonnes notions de mécanique pour entretenir sa machine et détecter de petites pannes.

En savoir plus

Un seul diplôme existe : le CAP conduite d'engins de travaux publics.  

Apprendre le métier

CAP conduite d'engins de travaux publics

Dans l'Ouest, il est uniquement préparé en apprentissage, dans trois centres de formation. Au programme : maths, français, lecture de plans, topographie, sécurité, mécanique et conduite de tractopelle, pelle hydraulique, niveleuse. Les jeunes de moins de 18 ans doivent posséder une autorisation de conduite d'engins, décernée par la direction du travail et demandée par les entreprises qui prennent des apprentis.  



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