
Armée de terre : Joris dirige un char Leclerc
L'armée de terre recrute de jeunes sous-officiers. Technicien et combattant, le sous-officier commande un groupe de soldats et les instruit dans son domaine de compétence. Joris, lui, est chef de char.

Le maréchal des logis (sergent) Joris Glipa dirige un char Leclerc.
Debout sur la tourelle du char Leclerc, Joris Glipa donne l'ordre à son pilote de démarrer. Le bruit du moteur évoque la turbine d'un hélicoptère. Joris disparaît à l'intérieur de l'engin, comme englouti dans un puits étroit. Claustrophobe, s'abstenir ! Il y a juste de quoi s'asseoir dans un fauteuil confortable. L'habitacle est minuscule. Une peinture antistress vert pastel, rassure. Par un viseur périscope, Joris voit défiler le paysage. Ça secoue plutôt ! Le simulateur d'entraînement des équipages de chars s'appelle d'ailleurs la caisse à secousses ! Et la tourelle d'un char peut tourner dans tous les sens, tout en roulant.
Sous-officier au 2e régiment de Dragons, basé à Fontevraud, près de Saumur (Maine-et-Loire), Joris est chef de char. Sous ses ordres : un pilote et un tireur. Le char est un Leclerc, un monstre (54 tonnes) d'électronique et d'informatique, qui coûte aussi cher qu'un avion de chasse. Après son bac scientifique, Joris réussit le concours de l'école des sous-officiers. « À la fin de la formation militaire, j'étais bien classé. J'ai pu choisir la cavalerie : les chars m'intéressaient. »
À Fontevraud, Joris a intégré un peloton de quatre chars, commandé par un officier. La formation est technique et tactique. « On étudie les façons d'intervenir dans les combats. Comme chef de char, j'exécute les ordres de mon chef de peloton. L'instruction théorique sur simulateur est suivie par des manouvres dans le camp. Il faut savoir se déplacer en formation, se placer en embuscade. y compris la nuit. » Dans chaque char, l'équipage de trois hommes est très soudé. « On communique par radio et interphone. » Deux fois par an, les chars partent au camp de Canjuers, dans le Var. « Là-bas, nous pouvons tirer des obus. On tire en roulant. Le tube du canon est stabilisé et n'encaisse pas les à coups du char. »
Joris songe à tenter le concours interne d'officiers de l'armée de terre pour devenir chef de peloton de chars.

Le bac est obligatoire (toutes séries) pour se présenter au concours de sous-officier de l'armée de terre. Les lycéens de terminale peuvent tenter le concours avant l'obtention du bac.

Centres d'information et de recrutement (CIRAT)