
Chauffeur livreur : la semaine de Linda fait 2 500 km
Le chauffeur livreur dépose et enlève les colis chez les clients en étant ponctuel. Avantage : on rentre chaque soir chez soi.

« J'aime conduire. J'adore mon indépendance et les contacts avec la clientèle. »
« Je voulais devenir représentant pour être sur la route ! J'adore conduire. » Linda Jolivet s'inscrit en bac professionnel commerce en alternance. « Mais je n'ai pas trouvé d'employeur. J'ai abandonné. » Elle réalise vite son rêve avec un autre métier : chauffeur livreur.
« À mi-temps, je livrais des verres de lunettes, la nuit, sur Rennes. Je les déposais dans les coffres des opticiens. » Avec un emploi à temps complet, elle livre cette fois des photos le matin dans des magasins de Rennes et de Vitré et ramasse les pellicules le soir. Des petits trajets qui ne la satisfont guère.
Son emploi à TCS, une entreprise de transport régulier de colis, la comblera au niveau de la conduite. Il ne faut pas avoir peur d'avaler des kilomètres : « Je fais 500 kilomètres par jour. Parfois 600. Soit 2 500 km par semaine. » Quand Linda commence sa journée à 7 h 45, elle ne prend pas tout de suite le volant de sa fourgonnette. En un quart d'heure, elle charge les colis et les sacoches de courrier à déposer chez les clients. TCS est spécialisé dans le transport de colis et de courriers urgents pour les entreprises, les banques et les administrations.
La société bordelaise compte 850 chauffeurs livreurs en France, dont 18 à Rennes. « Il faut être organisée. » Linda range ses colis en fonction de sa tournée.
Aujourd'hui, elle a dix clients à visiter. Sur d'autres tournées, elle peut en avoir une trentaine. Chacun a son heure de passage. Elle ne doit pas être en retard. « Si un accident, un bouchon ou une déviation me font perdre trop de temps, je préviens aussitôt mon entreprise qui contacte mes clients. » Pas facile de trouver certaines adresses « même si beaucoup de clients nous donnent des plans ». Il faut savoir se repérer sur une carte, avoir le sens de l'orientation et être très organisé, livrer tous les colis sans en oublier. « Les contacts avec les clients sont très importants. C'est ce que j'apprécie dans ce métier. Avec l'indépendance. »

On peut exercer le métier de chauffeur livreur sans diplôme particulier. Si on conduit une fourgonnette ou une camionnette de moins de 3,5 tonnes le permis voiture suffit. Au-delà, le permis poids lourd est exigé.

CAP conduite routière
En un an.
BEP conduite et services dans les transports routiers
En deux ans.
Conducteur routier
Titre professionnel préparé en six mois et reconnu par le ministère du Travail. Avoir 18 ans et le permis de conduire voiture.
Chauffeur livreur
Pour valoriser le métier de chauffeur livreur, souvent apparenté à un simple coursier, l'entreprise TCS dans l'Ouest a mis en place le diplôme de chauffeur livreur, reconnu par le ministère du Travail et le syndicat national du transport léger.
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